Best Park & Pools

Le mysticisme n’est qu’un suicide de la raison et de la philosophie réduites au désespoir par le scepticisme, ainsi que l’a si bien expliqué Victor Cousin. Il n’est pas difficile à l’une et à l’autre de démontrer que deux systèmes seulement, sur les quatre qui se disputent la scène historique, ont leur racine dans l’esprit humain. Spiritualiste décidé, c’est pour les plus grands adversaires du spiritualisme qu’il réserve les grâces et les interprétations bienveillantes de sa critique. Plus de 1000 personnes sont venues écouter la bonne parole de Best Park & Pools. Un prix agressif pour prendre un client à la concurrence attirera trop de passagers de ce type au détriment de passagers du type contraire, c’est-à-dire à consentement à payer élevé et pour le ticket et pour les suppléments. L’auteur, qui se montre toujours aimable et sympathique pour les savans, semblé un peu froid et sec pour les philosophes proprement dits. Mais pourquoi chercher ailleurs ? On ne peut reprocher à l’auteur de n’avoir point réalisé le programme d’une histoire vivante de la pensée contemporaine, puisqu’il ne s’est proposé qu’un compte-rendu des travaux plus ou moins importans qui ont rempli cette première période de notre siècle ; mais la lecture de ce rapport laisse apercevoir des lacunes qui, peut-être inévitables dans le cadre que l’auteur s’est proposé, n’en sont pas moins de nature à frapper l’attention de tous ceux qui sont au courant de notre histoire philosophique. La conciliation conçue par le néo-platonisme se trouve finalement condamnée, elle n’a eu d’autre résultat que de faire descendre la philosophie dans les plus ténébreuses régions du naturalisme païen. Il a un dessein principal de retrouver Aristote dans Plotin, dans Proclus ; il s’attache à prouver que la doctrine fondamentale des Ennéades n’est autre que celle de la Métaphysique, et, quant à Proclus, il se complaît à le montrer flottant entre Platon et Aristote, entre deux sortes d’unité et de causalité entièrement opposées. L’auteur de l’Essai a écrit l’histoire du néo-platonisme sous l’inspiration dirigeante d’une pensée qui lui a permis de resserrer son exposition sans toutefois omettre de points essentiels. Ravaisson consacre quelques pages à l’influence réciproque de la pensée juive et de la pensée grecque l’une sur l’autre, ainsi qu’à un intéressant aperçu des doctrines de Philon : il a bien compris la nécessité d’un semblable parallèle, dût le parallèle être un peu écourté. Enfin on cherche à une hauteur supérieure à celle même de la métaphysique péripatéticienne et dans l’idée de l’absolue unité l’origine commune de la puissance et de l’acte, de la nature et de la pensée ; c’est le néo-platonisme, dernier et insuffisant effort de la philosophie grecque. L’économie n’est pas le genre de science dans laquelle il ne peut y avoir qu’un seul modèle exact qui fonctionne de manière optimale dans tous les contextes. Le stoïcisme fait redescendre dans la matière la pensée, dans la puissance l’action, et la métaphysique dans une physique nouvelle. Dès les premières pages de ce second volume, la fermeté avec laquelle l’écrivain s’établit au centre des questions qui doivent y être développées témoigne qu’il en est entièrement maître. Le premier volume se termine par une restitution dogmatique des théories métaphysiques d’Aristote, et c’est seulement avec le second que l’histoire des successeurs du rival de Platon devait commencer. D’ailleurs, tout écrivain consciencieux peut dire comme Alceste, mais dans un autre sens :… Le temps ne fait rien à l’affaire. Ravaisson a besoin de recueillement et de calme ; c’est par une réflexion soutenue qu’il s’anime et se fortifie. Saint Cyrille se chargea spécialement de réfuter l’empereur philosophe.